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Initiation au xhtml - 3 : Rappel sur les pointeurs internet (URI/URL)
Cette fois, l’article sera plus court mais aussi assez dense en informations nouvelles pour les uns, oubliées pour les autres.
URL/URI kesako ?
Vous connaissez tous la barre d’adresse de votre navigateur où vous taper en règle générale "www.le-nom-du-site.com".
Le navigateur rajoute alors "http://" devant.
De même si vous tapez "ftp.le-nom-du-site.com", le voici immédiatement affublé d’un ftp:// .
Ce petit bout de texte complète ce que vous avez tapé pour former un URI (Universal Ressource Identifier = Identifiant de Ressource Universel). C’est à dire un pointeur qui identifie de façon certaine et unique une ressource disponible quelque part. L’une des activités de votre butineur web préféré est de comprendre cet URI et d’en tirer ce qu’il doit en faire, quel hôte internet contacter et que lui demander.
L’URI est l’élément le plus générique. Il en existe en fait 3 sous-versions :
L’URN : Qui permet d’appeler une ressource par son nom
L’URC : Qui décrit les caractéristiques d’une ressource
L’URL : Qui donne sa localisation (ou plutôt le mode d’emploi pour l’atteindre).
A titre d’exemple, un URN pourrait être votre numéro INSEE personnel (y compris pour les enfants une fois qu’ils sont numérotés). Un tel URN vous identifie vous et vous seul.
Une autre possibilité serait le numéro ISBN d’une publication qui est unique pour chacune d’entre-elle. Une telle URN s’écrirait : urn:ISBN:2-841-77132-6 [1]
L’URC permetrait de retrouver un document dont on ne connait pas le nom mais uniquement des bribes de contenu, un peu comme on recherche une publication dont on connait l’auteur et l’année de parution seulement.
Malheureusement, ces 2 précédentes URx ne sont pas encore popularisées ni implémentées dans les logiciels que nous utilisons... Un jour peut-être.
Reste l’URL
L’URL (Uniform Ressource Location, donc) fourni au butineur l’emplacement. Ainsi l’exemple du http://... et du ftp://... sont en fait des URL c’est à dire qu’ils ne décrivent pas l’objet en lui-même mais le moyen de l’atteindre.
Voyons comment est construit une telle URL :
Il s’agit toujours du même prototype :
<scheme>:<partie spécifique>
Le scheme correspond au qualificatif qui permet de comprendre la partie spécifique.
Le sens de la partie spécifique dépend donc du scheme.
Les schemes se déclinent en 2 catégories :
les schemes utilisant un protocole relatif à un hôte internet.
Ceux-ci se codent toujours de la même façon :
{scheme}://<nom d'utilisateur>:<mot de passe>@<hôte ou adresse IP>:<port de connexion>/<extension spécifique au protocole>, chaque partie peut être vide ou inexistante
Ainsi : http://www.mmt-fr.org/article72.html se comprend par :
mais nous aurions pu avoir : http://fred:xxxxtruc.example.org:676/fichier/plus/complexe/a/atteindre.html ?n+est+ce+pas qui se comprendrait par :
Les schemes non spécifiques à un hôte se décomposent diféremment. Par exemple :
mailto:mon.adresse@email.example.com
On note en particulier qu’il n’y a pas les 2 slashs "//" après les " :", spécifiques au modèle ci-dessus.
Bien entendu, c’est surtout le prototype http://www.example.com/repertoire/fichier.html qui est le plus utilisé.
Et le xhtml dans tout çà ?
En fait tout ceci n’est pas du tout spécifique au xhtml. vous pouvez taper ce type d’adresse directement dans la ligne d’adresse de votre butineur web et si vous composez déjà des pages en HTML, vous utilisez déjà les URLs. Mais les changements entre HTML et xhtml étant tout entier contenus dans des petites finesses, n’y aurait-il pas un petit détail qui pourrait nous échapper ?
Et bien OUI (vous auriez été déçu, non ?)
lorsque vous utilisez par exemple un script pour gérer un formulaire avec 2 champs "nom" et "motdepasse", l’URL générée est du type :
http://www.example.com/formulaire.cgi?nom=fred&motdepasse=xxxx.
Or le "&" est un caractère réservé car il permet de construire les "entités", c’est à dire les "<", ">" via "<" et ">". Il doit donc être encodé en tant lui-même qu’entité : "&" (ce qui signifie "amperstand"). L’URL ci-dessus est donc à écrire : http://www.example.com/formulaire.cgi?nom=fred&motdepasse=xxxx.
Ceci est vrai dans le cadre d’un attribut contenant une URL mais aussi dans le texte de votre document. C’est une erreur classique alors méfiez-vous...
Conclusion C’est tout pour cette fois, le prochain article sera lui aussi plus court. Il expliquera une donnée fondamentale que j’ai déjà utilisé sans expliquer en profondeur : les entités.
[1] Il s’agit de "HTML & XHTML - La référence", éditions O’Reilly - 2001
Facile le xhtml ? mon œil? & puis le code il devient difficilement lisible quand même, non ?
Oups faute de frappe : pas lisble, mais plutôt : risible 
Non, le xhtml supporte tout à fait les caractères accentués, les diacritiques et autres ligatures sans avoir besoin des entités. En effet, on peut spécifier des charsets les incluant.
Les seuls caractères qui nécessitent absolument l’usage des entités pour se faire représenter en texte sont le <, le > et le & et le " (guillemet droit lorsqu’on veut l’insérer au sein d’un attribut qui doit lui-même être entre guillemets sinon on peut le taper directement) (s’écrivent respectivement <,>,& et "e;)
Toutes les autres entités sont codables soit directement avec un charset iso soit directement en unicode (charset par défaut du xml).
De toute façon, on parlera des entités plus en détail dans le prochain article.