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Téléphones mobiles - Un peu de prospective
Les technologies mobiles bénéficient de la tendance vers l’infiniement petit. C’est ce qui permet de mettre toujours plus de puissance à la disposition des consommateurs. Que ce soit au travers d’appareils multi-usages ou de machines dédiées, l’objectif est de diffuser de l’intelligence à travers de multiples portails décentralisés.
L’amélioration constante des performances des réseaux de communications permet d’envisager le regroupement des technologies qui exitent sur une seule carte directement montées dans votre mobile (qui pourrait être qualifiée de « universal chipset » ?).
Les technologies sans fils donne une nouvelle vie aux objets courants en leur conférant la capacité de communiquer les uns avec les autres et de nous fournir à la demande les informations qui nous intéressent. Ces capteurs présent sur des panneaux, des étiquettes ou des bornes vont être les supports de ce que les anglo-saxons nomment « enhanced reality », c’est à dire littéralement, la réalité mise en valeur.
Enfin, se pose la question de transformer ces promesses en objets réels. C’est là qu’interviennent les notions d’interface utilisateur et d’ergonomie, mais également l’importance du volume des ventes qui permet d’avoir un retour sur investissements rapide. Les coréens et le japonais sont les plus réactifs avec un renouvellement d’appareils mobile tous les 12 mois, alors qu’il a fallu 5 ans en Europe pour que la moitié des mobiles soient équipé en GPRS. Combien de temps faudra-t-il pour que la majorité des mobiles incorpore une fonction RFID (« Radio Frequency IDentification » ?
Plus de mémoire
Avec le SPHV 5400 de la firme Samsung™ et le
N-91 de Nokia™, on vient de passer de l’ère de
la carte mémoire à celui du disque dur (1,5 Go et 4 Go respectivement).
Grâce aux nouvelles technologies telles que le stockage vertical, le "millipede"
et la mémoire holographique, on peut envisager des appareils disposant
de plusieurs centaines de GB de mémoire à l’aube de 2010 !
Plus de puissance et de rapidité
La loi
de Moore prévoyait il y a quarante ans, le doublement du nombre
de transistors par circuit tous les dix-huit mois : 2.300 pour premiers micro-processeurs
contre actuellement 125 millions, voilà la réalité. Les
smart-phones haut de gamme actuels tournent à une fréquence d’environ
500 MHz et cette vitesse tend également à s’accroître, si
bien qu’à l’aube de 2010 ces appareils seront capables de faire tourner
toute sorte de logiciels, même des plus complexes.
Plus d’autonomie
L’autonomie est un point crucial pour tout appareil mobile. La batterie idéale
doit associer une capacité maximale pour un temps de recharge minimal.
La firme Toshiba™ annonce pour 2006 la mise sur le marché
d’une batterie capable de se recharger à 80 % en une minute ainsi
que la production de la première batterie au méthanol utilisable
sur téléphones mobiles. Ce dernier type de batterie, non rechargeable,
consomme le méthanol pour produire électricité, eau et
chaleur ; elle doit être remplacée - de la même manière
qu’on change une cartouche d’encre - lorsqu’elle est vide.
Les terminaux mobiles du futur seront multi-usages, permettant aux utilisateurs d’accéder ainsi à de nombreuses fonctions. Voici une sélection de sept profils d’appareils dessinés selon le type d’utilisateurs potentiels :
Lesquels connaîtront le plus de succès ? C’est le consommateur qui décidera.
L’IMS (IP-Multimedia Subsystem) est déjà à l’essai. Du point de vue de l’utilisateur, ce système permet de regrouper simultanément la voix, la vidéo et le transport de données (images, texte, photos,...) en une seule communication qui peut être partagée dynamiquement - quelque soit le terminal mobile et son mode d’accès au réseau (3G, DSL ou Wi-Fi)
Annoncé pour 2006, l’HSDPA (High-Speed Downlink Packet Acess) doit permettre d’accroître la vitesse de la 3G limitée actuellement à 384Ko/s. La firme Siemens™ parle de débit d’environ 2 Mo/s et Nortel™ affirme pour sa part que ce débit pourra, grâce l’« enhanced HSDPA », dépasser 10 Mo/s à partir de 2007.
MIMO (Multiple Input, Multiple Output) actuellement en test dans les laboratoires, est basé sur l’utilisation de plusieurs antennes qui émettent et réceptionnenet simultanément sur une seule fréquence. Cette technologie testée avec la norme Wi-Fi 802.11a (limitée théoriquement à un débit de 54 Mo/s) permet d’augmenter le débit proportionnellement au nombre d’antennes (162 Mo/s avec trois antennes).
WiMax (Wirless interioperability for Microwave Access) est déjà théoriquement disponible. Conçue pour les clients « nomades », cette technologie - annoncée pour 2007 par les firmes Alcatel™ et Intel™ - devrait permettre un accès avec une large bande passante aux souscripteurs dans les zones de faible densité de population. Sa viabilité commerciale est cependant mise en doute.
Dans les Mesh Networks (littéralement « Réseaux en grillage ») - qui devraient pour leur part voir le jour en 2007 - chaque point d’accès a un double rôle d’émission / réception pour assurer la couverture des souscripteurs et de routeur pour l’interconnexion avec les autres points d’accès. Ce principe, proche de l’échange d’égal à égal (P2P : Peer to Peer), permet d’étendre le réseau aussi loin qu’il y a des abonnés. Il est également indépendant de la technologie utilisée pour la transmission (Wi-Fi ou WiMax par exemple). La firme Ozone™ en France utilise expérimentalement cette technologie sur Paris.
L’émergence des Codes 2D et de l’Identification par Fréquence Radio (RFID) va donner une nouvelle vie aux objets qui nous entourent (livres, magazines, produits de consommation courante, borne d’information) en leur permettant de communiquer avec le réseau. et de donner les informations détaillées les concernant aux abonnés.
Mais grâce à des capteurs et une technologie bi-directionnelle telle que la NFC (Near Field Communication = communication de proximité) qui combine les qualités fonctionnelles de la RFID et de Bluetooth, il devient possible d’utliser un changement d’état (lumière, température, ouverture) pour activer ou inhiber une alarme ou d’attirer un passant en l’informant d’une vente promotionnelle dans un magasin.
France Telecom travaille sur un répertoire intelligent capable de repérer la présence d’un correspondant et de proposer le moyen le plus approprié pour le contacter (appel téléphonique, SMS, MMS, messagerie instantanée).
La firme NTT DoCoMo travaille pour sa part sur les HANs (Human Area Networks) qui permet à des terminaux de communiquer grâce à l’énergie électrique libérée par le corps humain avec une bande passante pouvant aller jusqu’à 10 Mo/s.
Quant aux nouveaux types d’écrans :
Enfin la firme japonaise OMRON a récemment démontré la possibilité d’une identification faciale à l’aide d’un téléphone mobile équipé d’une caméra. L’introduction de la biométrie pour identifier le propriétaire de l’appareil permettra d’introduire un élément supplémentaire de sécurisation des données qu’il contient.
Définition d’itinéraires, recherche de services, achats en ligne, jeux en réseau ou contrôle de la domotique sont des actions déjà réalisables à partir d’un terminal mobile via les différents réseaux disponibles dans les espaces publics (gares, aéroports) et privés (cafés, hôtels) qui doivent connaître un essor considérable.
Le travail « nomade » et le « bureau mobile » sont également une réalité qui va s’emplifier. La firme IBM a pour objectif de faire passer en 2006 de 50% à 75% le taux de ses employés mobiles.
Et si tout ceci vous semble éloigné du milieu médical, nous évoquerons l’expérience menée actuellement sur l’incorporation d’un GSM à un dispositif médical implantable (un défibillateur en l’occurence) afin d’être à même d’effectuer du télédiagnostic et la reprogrammation du dispositif quand cela s’avère nécessaire. Il ne vous reste plus qu’à imaginer comment mettre à profit cette débauche de technologies dans le cadre de votre exercice professionnel. Si l’idée est rentable, vous avez quelques chances de trouver des partenaires et de faire mouche.